Alerte sociale

La mobilisation paye !

Le 1er mai est et restera férié, chômé et payé !

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Après nous avoir volé 2 ans de vie à la retraite, ils voulaient nous voler le 1er mai !

Une initiative de Gabriel Attal,
avec le soutien de la droite et de l'extrême droite.

Chaque minute a compté.

Après nous avoir volé 2 ans de vie à la retraite, ils voulaient passer en force pour nous voler le 1er mai

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Le 1er mai est et restera férié, chômé et payé.

Le fond du sujet

Ce qu'il s'est passé

Ce lundi 13 avril, la CGT et les organisations syndicales ont obtenu que le gouvernement ne passe pas en force sur le 1er mai et ne convoque pas la commission mixte paritaire, indispensable pour valider la proposition de loi.

La proposition de loi de Gabriel Attal soutenue par la droite et l'extrême droite, et dénoncée par l’ensemble des syndicats, reposait sur un tissu de mensonges :

  • Elle aurait favorisé les grands groupes, aux dépens du petit commerce indépendant de proximité et des artisans, qui peuvent déjà ouvrir le 1er mai ;
  • Elle ne se serait pas limitée aux boulangeries et aux fleuristes, mais aurait concerné tout le secteur du commerce, de la culture et de l’agroalimentaire ;
  • Elle ne prévoyait pas le fait d'être réellement payé double (200% pour la journée travaillée), et n'aurait pas garanti le fait d'être volontaire face au pouvoir patronal.

Alors que les macronistes voulaient faire du 1er mai une "journée à fort potentiel commercial", le rapport de force a payé. La CGT remercie les dizaines de milliers de personnes qui se sont mobilisées pour interpeller les député·es et signer la pétition ou manifester.

Ils nous ont déjà volé 2 ans de vie avec leur réforme inique des retraites, ont tenté en vain de nous supprimer 2 jours fériés, nous ne les laisserons pas nous voler le 1er mai !

La CGT appelle les travailleuses et les travailleurs à manifester massivement ce 1er mai. C’est NOTRE journée, c’est le jour où se faire entendre pour exiger des augmentations de salaire et des mesures contre la vie chère. C’est le jour où, depuis 140 ans, tous les travailleurs et travailleuses du monde manifestent ensemble pour défendre la paix juste et durable et le progrès social.

La loi ne sera donc pas modifiée dans l'immédiat et le 1er mai restera un jour, férié, obligatoirement chômé et rémunéré où seuls de rares secteurs qui, en raison de la nature de leur activité ne peuvent interrompre le travail sont autorisés à faire travailler les salarié·es.

Les arguments clés

Les mensonges de Gabriel Attal

01

Le 1er mai est un jour unique

C'est le seul jour férié obligatoirement chômé et payé pour les salarié·es, sauf dans les secteurs qui ne peuvent pas interrompre leur activité. Contrairement aux autres jours fériés, la loi interdit de faire travailler les salarié·es ce jour-là. Le remettre en cause, c'est toucher à un droit collectif conquis par les luttes.

02

Une loi pour les grandes enseignes

Présentée au nom des petits commerces, cette loi profiterait surtout aux grandes enseignes, aux supermarchés, aux chaînes et aux groupes commerciaux qui veulent faire travailler leurs salarié·es le 1er mai. Elle se retournerait même contre les artisans et petits commerçants qui aujourd’hui peuvent déjà travailler ce jour-là, sans subir la concurrence des grands groupes.

03

Le “payé double” est un faux argument

Le 1er mai est déjà payé une fois alors qu'on on ne travaille pas. Être payé·e une fois de plus pour travailler ce jour-là, c’est simplement être payé pour un jour de travail supplémentaire. Ce n'est pas un bonus, c'est une arnaque.

04

Le “volontariat” est une illusion

Dans le travail, refuser est rarement simple. Les salarié·es savent à quel point l’idée de “volontariat” est une fiction ! Pression hiérarchique, peur pour l'emploi, chantage à l’embauche : comme pour le dimanche, les employeurs obligeront les salarié·es à travailler le 1er mai, jusqu’à ce que ça devienne la norme.

05

Une brèche dangereuse

Une fois qu'un principe saute, les dérogations s'étendent. C'est toujours la même mécanique : d'abord l'exception, puis l'habitude, puis la norme. C'est ce qui s'est passé avec le travail du dimanche.

Qui serait concerné ?

1,4 millions de salarié·es immédiatement concernés

Cette loi prévoyait d'étendre les dérogations à de nombreux secteurs. Chaque jour, vous croisez des salariés qui auraient immédiatement concerné·es. Parlez-en.

  • → l'artisanat alimentaire : boulangeries, boucheries, traiteurs, etc.
  • → les commerces de vente alimentaire au détail, y compris supermarchés
  • → les établissements qui vendent notamment des fleurs
  • → les établissements culturels : cinémas, musées, commerces culturels, lieux de spectacle
Ressources de campagne

Agir et faire agir

La CGT a édité un tract et une plateforme d'interpellation parlementaire.

Comment agir

3 gestes utiles

1

Les alertes informent.

2

Les pétitions mobilisent.

Signer la pétition >
3

Les mobilisations rendent visibles.

Voir la carte >
Questions fréquentes

FAQ

Non. Le 1er mai est déjà payé sans travailler. Si on oblige des salarié·es à venir ce jour-là, on rémunère simplement une journée de travail en plus. Dire que c'est un avantage est trompeur.

Dans beaucoup d'entreprises, refuser n'est pas simple. Le lien de subordination, la peur pour l'emploi et la pression hiérarchique rendent le “choix” très relatif.

Le discours sur les petits commerces sert d'habillage. En réalité, l'ouverture au travail salarié le 1er mai profiterait d'abord aux grandes enseignes et ouvrirait une brèche durable.

Les grands groupes et les enseignes qui pourront ouvrir davantage, pas les salarié·es, ni les petits commerces de proximité qui peuvent déjà ouvrir à condition de ne pas faire travailler leurs salarié·es.

Oui. Commerce alimentaire, artisanat alimentaire, fleuristes, supermarchés, culture, spectacles : le périmètre était large et peut encore s'étendre si le principe saute.
Agir

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